Manifestation des signataires de haut niveau de la NAP1325 "Naviguer dans la 1325 dans une nouvelle réalité de sécurité".

Le 4 novembre, nous nous sommes réunis pour l'événement inspirant des signataires de haut niveau du #NAP1325 "Naviguer 1325 dans une nouvelle réalité de sécurité." Avec le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Défense, WO=MEN a coordonné cet événement pour marquer le 25e anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU "Femmes, paix et sécurité (WPS)."

L'événement a rassemblé des décideurs politiques, des diplomates, des professionnels de l'armée et des représentants d'organisations de femmes et de jeunes et de la société civile du monde entier, afin d'apprendre les uns des autres et de regarder vers l'avenir.

Dans le monde d'aujourd'hui, caractérisé par des menaces hybrides, une désinformation pilotée par l'IA ciblant des récits antisexistes et antidémocratiques, un rétrécissement de l'espace civique et une réduction du financement des organisations de femmes dans le monde entier, l'ordre du jour de la SPM est plus urgent que jamais.

Tout au long de la journée, les participants ont exploré les quatre piliers de l'agenda de la SPM à travers des sessions parallèles thématiques : participation aux processus de paix, leadership sensible au genre, prévention et protection contre la violence basée sur le genre pendant les conflits et les guerres.

Sans une participation égale des femmes, il ne peut y avoir de paix durable.


Principales conclusions de la journée :

✔ Intégrer la SPM et la perspective de genre dans la diplomatie, la défense et la coopération au développement. Assurer la cohérence, le financement et la responsabilité aux niveaux national et international - et donner la priorité aux femmes des zones touchées par les conflits en leur offrant une plateforme pour s'exprimer.

S'attaquer aux violences sexuelles liées aux conflits et à l'impunité par le biais d'une justice axée sur les survivants et de mécanismes internationaux de responsabilisation.

✔ Engager les hommes et les masculinités dans la consolidation de la paix pour promouvoir une sécurité inclusive.


Comme l'a souligné Pascalle Grotenhuis, directeur général de la coopération internationale :

"Une paix durable n'est possible que lorsque les femmes sont en sécurité, entendues et capables de participer à la prise de décision. Ce n'est qu'ensemble, grâce à la coopération entre la diplomatie, la défense et la société civile, que nous pourrons construire une paix juste, inclusive et durable".

Et pour reprendre les mots du chef de la défense, Onno Eichelsheim :

"Les gens sont au cœur de tout ce que nous faisons. On ne peut pas protéger ce que l'on ne comprend pas. Si vous n'incluez pas les femmes et les filles, vous ne voyez que la moitié du tableau. C'est là toute la force de la perspective de genre : elle améliore notre planification et rend nos opérations plus efficaces. La résolution 1325 est une mission pour l'avenir que nous ne pouvons accomplir qu'ensemble.

Voix du panel de clôture

Lors du panel de clôture, cinq voix clés ont partagé leurs réflexions sur la journée :

Grace Achan, Réseau de survivants SEMA Ouganda :

"Ce qui est ressorti aujourd'hui, c'est l'importance d'amplifier les voix des survivants et de créer des espaces sûrs. Nous devons soutenir les femmes et travailler de manière inclusive pour renforcer l'agenda des femmes, de la paix et de la sécurité. La prévention est essentielle : prévenons la violence plutôt que de nous contenter d'y répondre. Il est essentiel de soutenir les organisations de base dirigées par des survivants et d'adopter une approche centrée sur les survivants pour répondre à la violence. L'agenda sur les femmes, la paix et la sécurité requiert l'engagement des hommes et des femmes dans un espace sûr".

Reem Ghassan, Organisation pour la paix et la liberté en Irak :

"L'histoire de la violence est similaire partout, tout comme les défis. Nous nous sentons soutenus lorsque nous partageons nos expériences. Chaque fois que nous voulons promouvoir la paix, nous devons investir dans les programmes de l'EPM. Le retour de bâton contre le mouvement des droits de la femme et la SPM est une stratégie claire, et la solidarité est obligatoire pour nous tous afin de la contrer. Nous devons croire les uns dans les autres pour aller de l'avant. La SPM est une stratégie de paix : pour prévenir la guerre et promouvoir la paix, nous devons investir. La solidarité est essentielle